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samedi 10 septembre 2011

précinéma le thaumatrope

    ImageThaumatrope Le Thaumatrope (du grec thauma, prodige et tropion, tourner) est un jouet optique qui exploite la théorie de la persistance rétinienne. Il s'agit d'un disque illustré sur ses deux faces et où sont accrochées de petites ficelles sur deux bords opposés. En faisant tourner entre le pouce et l'index ces ficelles, le disque suit le mouvement et les deux dessins se confondent. Inventé vers 1820-1825, sa paternité est attribuée la plupart du temps au docteur John Ayrton Paris. Parfois, le nom de William Henry Fitton lui est associé.




Le prototype du prof.....




les réalisations des élèves.....

dimanche 23 janvier 2011

Georges Rousse

Habiter le monde avec son appareil photographique

Depuis le Noël de ses 9 ans où il reçut en cadeau le mythique Brownie Flash de Kodak, l'appareil photo n'a plus quitté Georges Rousse. Alors qu'il est étudiant en médecine à Nice, il décide d'apprendre chez un professionnel les techniques de prise de vue et de tirage puis de créer son propre studio de photographie d'architecture. Mais bientôt sa passion le pousse à se consacrer entièrement à une pratique artistique de ce médium sur la trace des grands maîtres américains, Steichen, Stieglitz ou Ansel Adams.

C'est avec la découverte du Land Art et du Carré noir sur fond blanc de Malevitch que Georges Rousse choisit d'intervenir dans le champ photographique établissant une relation inédite de la peinture à l'Espace. Il investit alors des lieux abandonnés qu'il affectionne depuis toujours pour les transformer en espace pictural et y construire une œuvre éphémère, unique, que seule la photographie restitue.

Pour permettre aux spectateurs de partager son expérience de l'Espace il présente, dès le début des années 80, ses images en tirages de grand format. Cette œuvre forte et singulière qui déplace les frontières entre les médias traditionnels s'est immédiatement imposée dans le paysage de l'art contemporain.
Depuis sa première exposition à Paris, à la galerie de France en 1981, Georges Rousse n'a cessé d'exposer et d'intervenir dans le monde entier, en Europe, en Asie (Japon, Corée, Chine, Népal.), aux Etats-Unis, au Québec, en Amérique latine..., poursuivant son chemin artistique au-delà des modes.

Il a participé à de nombreuses biennales - Biennale de Paris, Biennale de Venise, Biennale de Sidney. - et reçu des prix prestigieux :

1983 : Villa Médicis "hors les murs" à New York
1985 -1987 : Villa Médicis, Rome
1988 : Prix ICP (International Center of Photography), New York
1989 : Prix de Dessin du Salon de Montrouge
1992 : Bourse Romain Rolland à Calcutta
1993 : Grand Prix National de la Photographie
2008 : Georges Rousse succède à Sol Lewitt comme Membre associé de l'Académie Royale de Belgique

Il est représenté par plusieurs galeries européennes et ses œuvres font partie de collections majeures.

Georges Rousse est né en 1947 à Paris où il vit et travaille.
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I L'œuvre - Eloge des Lieux

Georges Rousse est assurément photographe ce que révèle la qualité intrinsèque de ses images dont il assure lui-même la prise de vue, le cadrage, la lumière. Mais il est aussi, tout autant, peintre, sculpteur, architecte dans le même rapport avec les espaces réels qu'un peintre avec la toile, un sculpteur avec la matière, ou un architecte face à ses plans.
Son matériau premier est l'Espace. L'espace de bâtiments abandonnés où il repère immédiatement un "fragment" pour sa qualité architectonique, sa lumière puis qu'il organise et met en scène dans le but ultime de créer une image photographique. A partir de la vision de l'objectif, il construit dans ces Lieux du vide une œuvre utopique, y projetant sa vision du monde, son « univers » mental, croisant des préoccupations plastiques en résonance avec le lieu, son histoire, la culture du pays où il intervient.

Parce que la photographie, finalité de l'action picturale, est une surface plane, les formes qu'il peint ou dessine, les volumes et architectures qu'il construit sont éclatés, désagrégés, sur les différents plans spatiaux de bâtiments parfois monumentaux.
La photographie rassemble l'Image dans une synthèse magistrale où Peinture, Architecture, Dessin s'inscrivent dans l'Espace pour rendre visible la fiction de l'artiste.

Au cœur du questionnement sur la nature de l'œuvre d'art, son travail concerne fondamentalement notre rapport à l'Espace et au Temps.
Avec la photographie, Georges Rousse nous oblige à une lecture statique des architectures, à une investigation immobile de l'Image, qui peu à peu transforment notre perception de l'Espace et de la Réalité. Nos certitudes et habitudes perceptives sont troublées par la réunion dans l'image finale de trois espaces : à l'espace réel dans lequel l'artiste intervient et à l'espace fictif, utopique qu'il imagine puis construit patiemment dans le lieu, se superpose un nouvel espace qui n'advient qu'au moment de la prise de vue et n'existe que par la médiation de la photographie.
Au-delà d'un simple jeu visuel, cette fusion énigmatique des espaces dans l'image met en abyme de façon vertigineuse la question de la reproduction du réel par la photographie, de l'écart entre perception et réalité, entre imaginaire et réel.

Dans la photographie qui est à la fois mémoire du lieu, de son histoire - parfois d'histoires parallèles - et de sa métamorphose poétique, Georges Rousse met aussi en évidence la relation problématique dans les sociétés industrialisées de l'homme à sa trace, à sa mémoire, au Temps.
Ces lieux de précarité, rejetés, ignorés, souvent dégradés, dont la disparition est proche, sont comme une métaphore de l'écoulement féroce du Temps vers l'oubli et la mort. En les transfigurant en œuvre d'art, Georges Rousse leur offre une nouvelle vie, éphémère.

En les photographiant, il arrête le temps et fixe une image où s'entremêlent, énigmatiques, les traces mortifères du passé et l'empreinte artistique récente, pleine d'espoir et d'énergie, sans nostalgie, mais toutes deux disparues au moment où nous contemplons l'œuvre. L'histoire de ces lieux désertés que l'artiste n'a nul besoin d'illustrer est là présente dans l'image. Comme dans une traversée du temps, elle rejoint, au moment de notre regard, celle de sa transformation.

Quelque chose de l'ordre d'un nouveau vécu est alors à l'œuvre dans l'image, une dimension spirituelle qui advient de la récupération, de l'utilisation et de la transformation du lieu dans le temps qui précède sa démolition qui est plus forte que la réalité. C'est à l'expérience de celle-ci que l'œuvre de Georges Rousse convoque.

samedi 22 janvier 2011

Fellice Varini


L'espace architectural, et tout ce qui le constitue, est mon terrain d'action. Ces espaces sont et demeurent les supports premiers de ma peinture. J'interviens in situ dans un lieu chaque fois différent et mon travail évolue en relation aux espaces que je suis amené à rencontrer.
En général je parcours le lieu en relevant son architecture, ses matériaux, son histoire et sa fonction. A partir de ses différentes données spatiales et en référence à la dernière pièce que j'ai réalisée, je défini un point de vue autour duquel mon intervention prend forme.
J'appelle point de vue un point de l'espace que je choisi avec précision : il est généralement situé à hauteur de mes yeux et localisé de préférence sur un passage obligé, par exemple une ouverture entre une pièce et une autre, un palier... Je n'en fais cependant pas une règle car tous les espaces n'ont pas systématiquement un parcours évident. Le choix est souvent arbitraire.
Le point de vue va fonctionner comme un point de lecture, c'est à dire comme un point de départ possible à l'approche de la peinture et de l'espace. La forme peinte est cohérente quand le spectateur se trouve au point de vue. Lorsque celui-ci sort du point de vue, le travail rencontre l'espace qui engendre une infinité de points de vue sur la forme. Ce n'est donc pas à travers ce point de vue premier que je vois le travail effectué ; celui-ci se tient dans l'ensemble des points de vues que le spectateur peut avoir sur lui.
Si j'établis un rapport particulier avec des caractéristiques architecturales qui influent sur la forme de l'installation mon travail garde toutefois son indépendance quelles que soient les architectures que je rencontre.
Je pars d'une situation réelle pour construire ma peinture. Cette réalité n'est jamais altérée, effacée ou modifiée, elle m'intéresse et elle m'attire dans toute sa complexité. Ma pratique est de travailler "ici et maintenant".


FELICE VARINI / KRIJN DE KONING
"Quatre arcs de cercles / Work for le château de Blandy-les-Tours" DEPAYZ'ARTS LA SEINE-ET-MARNE EN FESTIVAL

"Up-down"
Yvonne Senouf / Projects
New-York, USA, 1997

"360°, rouge n°2"
Exposition "50 espèces d'espaces"
La vieille Charité, Marseille, France, 1998

"Porta Da Flem"
Projet pour la Ville de Flims
Flims, Suisse, 2005
(simulation 3D, LC)

"Trois triangles bleus"
Osaka Art Kaleidoscope
Osaka, Japon, 2007

"Quatorze triangles"
La maison rouge
Paris, 2007

"Sept droites pour cinq triangles"
Place de l'Odéon, Paris, 2003
Film d'Antoine de Roux
Edition Artist At Work

"Suites de triangles"
Estuaire 2007
Saint Nazaire


FELICE VARINI
Eglise des Jésuites, 1985
Col. Musée Cantonal des Beaux-Arts
Sion, Suisse
Video Giovanni Varini